Atteindre les survivants des inondations en Asie du Sud.

Ranju reflète son expérience de la dévastation avec les larmes aux yeux.

Cette veuve de 26 ans venait de perdre son mari atteint d’une maladie, deux jours avant que les inondations ne se produisent. Elle a alors vu sa maison entraînée par les eaux, dans l’État du nord-est indien d’Assam, particulièrement touché par les pires inondations qui aient frappé l’Asie du Sud depuis plus d’une décennie.

Plus de 40 millions de personnes  ont été affectées par les moussons saisonnières qui ont balayé l’Inde, le Népal, le Bangladesh et le Pakistan.

Ranju n’aurait jamais imaginé qu’elle perdrait son mari ou sa maison. « Nous voulions élever notre fille en lui donnant une éducation de qualité mais nos rêves sont restés des  rêves », dit-elle.

Janardhan et sa famille. Ils ont monté sur le toit de la maison pour échapper aux eaux de crue.

Maintenant, la jeune veuve et sa fille de 18 mois vivent avec des parents de son défunt mari dans le village de Dezoo Chapori près de North Lakhimpur. Elle a demandé de l’aide et Caritas Inde leur dispense des secours d’urgence pour l’aider à se remettre sur pied.

« J’utiliserai cet argent pour faire aller ma fille à l’école et pour reconstruire ma maison », dit-elle.

Des millions de personnes ont été affectées par la tragédie et la perte, dans toute la région.

Janardhan Sharma, âgé de 40 ans, originaire de Sunsari au sud du Népal, a perdu sa petite fille de huit mois, en août, quand avec sa famille il est monté sur le toit de la maison pour échapper aux eaux de crue déferlant après que la rivière proche, le Tenga, fut sortie de son lit.

« Les inondations m’ont tout pris, mon bébé a disparu », dit-il. « Cela fait 22 jours et toujours aucun signe de retour. Si Dieu existait, il la ramènerait à ma vie. »

Janardhan Sharma est le seul soutien de sa famille et il n’a ni terre ni bétail. Mais lui et sa femme luttent pour surmonter la perte de leur enfant. « La vie s’est arrêtée pendant un temps », dit-il. « Ma femme souffre de forte fièvre. Elle vomit et s’évanouit de temps en temps. Elle fait face à un traumatisme psychologique dû à la perte de notre bébé. »

« Je désire seulement que Dieu me ramène mon enfant. »

Abaidul Haque a 54 ans. Il est un pauvre paysan du village de Harindhora, à Jamalpur, au Bangladesh. Sa maison a été balayée par les eaux de crue, alors il a été forcé, avec ses enfants et ses parents âgés, de trouver refuge dans un minuscule bateau pendant dix jours, pendant que des pluies torrentielles continuaient sans cesse de les marteler. Il est le seul soutien de sa famille et l’horizon est sombre.

Des millions de personnes se sont retrouvées sans abri depuis les inondations dues à la mousson qui ont frappé l’Inde, le Bangladesh et le Népal. Le nombre de victimes s’est élevé à plus de 1200 dans ces trois pays qui ont subi les inondations durant la saison de la mousson, de juin à septembre.

Caritas Inde atteint quelques-unes des zones les plus touchées, dans les États de Bihar et d’Assam. Caritas travaille aussi au Népal, au Bangladesh et au Pakistan pour évacuer les victimes et répondre aux besoins urgents en eau, en vivres et en abris.

Les moyens de subsistance ont été détruits, les foyers ont été balayés et l’on estime que près de 18 000 écoles ont été endommagées ou fermées. La santé et l’hygiène des survivants sont aussi préoccupantes. Les survivants des inondations sont particulièrement vulnérables à l’heure actuelle, et l’on craint que des maladies comme le choléra et la fièvre du dengue ne prennent le dessus.

Dans l’État indien d’Assam à lui seul, 1,1 million de personnes ont été touchées dans 24 districts et des milliers d’entre elles ont trouvé refuge dans près de 350 camps de secours.

Bihar et Uttar Pradesh ont aussi été sévèrement frappés et de fortes pluies continuent de ravager fermes, commerces, écoles et foyers.

Caritas Inde a déployé du personnel dans les zones touchées par les inondations. Elle prévoit d’apporter son soutien à plus de 40 000 personnes seulement à Assam en fournissant de l’eau potable et des kits d’hygiène à 5000 ménages, des virements d’espèces à 1600 familles, des abris à 4000 ménages ainsi qu’un soutien psychologique à 3000 personnes.

Le personnel de Caritas Inde donne aussi, durant la distribution des secours, des conseils concernant de saines pratiques d’hygiène pour aider les gens à se protéger de maladies mortelles comme la diarrhée.

Au Bangladesh, des millions de personnes ont été touchées par les inondations. Bien que le gouvernement ait fourni du riz, des produits alimentaires secs et des espèces à quelques survivants, il en reste encore beaucoup dans le besoin.

Budhan Linda, de soixante-quinze ans, a aussi perdu la maison en torchis qu’elle partageait avec sa fille à Saldana, un village reculé du district de Naogaon dans le nord du Bangladesh. Ouvrière agricole, elle n’a pas de travail, les champs ayant été détruits par les inondations. Veuve depuis quinze ans, Budhan Linda vit à présent dans un abri temporaire et nécessite 30 000 Tk. (375 $ américains) pour reconstruire sa maison.

Caritas envisage d’apporter un soutien financier inconditionnel, des abris, une aide agricole pour les agriculteurs pauvres et des opportunités d’embauche à travers des projets de rémunération du travail en espèces. Son but est de prêter assistance à 7000 ménages dans 6 districts affectés par les inondations et ce, du mois d’août 2017 au mois d’avril 2018.

Caritas Inde, avec le soutien financier de la Fondation HCL, apporte aussi des espaces destinés à la scolarisation des enfants après les inondations.

Sous le titre « Mon cours du soir pour construire la résilience » (« My Evening School for Resilience Building »), 12 villages touchés et 1000 enfants ont été identifiés dans le district de Lakhimpur, pour aider les enfants dans leur scolarité et la prise de conscience de la catastrophe.

« Des professeurs sélectionnés ont reçu une orientation de la part de Caritas Inde sur leur rôle, leurs responsabilités et leur gestion des cours aux enfants assistant à ce programme scolaire, ainsi qu’en ce qui concerne les aspects de réduction des risques de catastrophes », déclare Jonas Lakra, responsable de zone à Caritas Inde.

Vingt-six districts au sud du Népal ont été inondés et Caritas est en train de mobiliser des secours d’urgence pour des milliers de personnes déracinées par les inondations. Caritas a atteint jusqu’à présent 7250 familles dans 11 districts.

« Nous avons tout perdu, notre maison et nos affaires », nous dit Suresh Kumar Gupta, âgé de 50 ans et originaire de Sunasari dans l’est du Népal. « Actuellement, nous tenons ces jours-ci avec l’aide des produits de secours, mais pendant combien de temps devrions-nous en dépendre ? »

Au Pakistan, les vastes étendues de Karachi sont sous l’eau à cause des pluies abondantes et prolongées. Des scènes horrifiantes dans toute la ville montraient des voitures, des motocyclettes englouties par l’eau alors que des corps d’animaux morts flottaient dans les rues.

Caritas Pakistan a mobilisé des fonds pour apporter secours aux familles des bidonvilles d’Islamabad et de Rawalpindi affectés par les inondations. Trócaire a offert un généreux soutien destiné à 300 familles dont la distribution allait avoir lieu durant la première semaine de septembre, juste après l’id al-adha.

Les représentants de Caritas disent que la nourriture, les couchages, les articles de cuisine, d’hygiène, les moustiquaires et les répulsifs anti-moustiques sont les priorités les plus urgentes pour ceux qui luttent pour survivre.

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