Leaving a Legacy & Tribute Gifts

For many donors a legacy, or planned gift, is the largest gift that they will ever make

416 réfugiés ont voyagé de Cox’s Bazar, où ils vivent dans d’énormes camps, à Dhaka. Environ 630 000 réfugiés rohingyas ont comme eux fui la Birmanie depuis le mois d’aout.

« Je savais que rencontrerais les Rohingyas, je ne savais juste pas où et comment », a dit le pape François. « Après beaucoup d’administration, aussi de la part du gouvernement, avec Caritas… le gouvernement a finalement autorisé ce voyage. Ce que le Bangladesh fait pour eux est énorme, un exemple d’accueil. »

Caritas Bangladesh travaille dans les camps de réfugiés, où elle fournit une aide humanitaire. James Gomes, un employé de Caritas Bangladesh, a accompagné les réfugiés de Cox’s Bazar pour leur rencontre avec le pape François. Il nous raconte ici son expérience.

James Gomes, Directeur régional de Caritas, parle à deux réfugiés rohingyas devant leur maison familiale de fortune au camp de réfugiés de la Tour de la télévision, près de Cox’s Bazar, au Bangladesh. Photo de Lauren DeCicca / Caritas

Le pape François rencontre les Rohingyas

« Nous sommes partis très tôt et sommes arrivés fatigués à Dhaka. Nous les Rohingyas et les personnes qui nous accompagnent avons été l’objet d’une grande attention. Les organisateurs ont été très encourageants et bienveillants. »

« La première partie de l’événement était une prière interreligieuse, suivie d’un message du pape François émouvant et difficile à oublier. Après cela, le pape François a conversé avec des familles rohingyas, puis avec des individus. Il voulait savoir personnellement ce qui s’était passé en Birmanie. »

« Une des personnes avec qui il a parlé s’appelle Swakat Ara. C’est une orpheline de 12 ans. Elle a perdu ses parents et ses deux frères. Son oncle l’a emmenée avec lui dans le périple vers le Bangladesh, une marche qui duré neuf jours. L’oncle a été blessé – par balle. Elle habite avec lui et sa famille. »

« Elle a pleuré, quand elle a parlé au pape François. Elle lui a décrit comment sa maison avait été brulée, comment elle a perdu sa famille et combien elle avait dû attendre avant de réaliser que son oncle était encore en vie. Quand elle est arrivée au Bangladesh, a-t-elle dit au Pape, elle était fatiguée et affamée – elle n’avait pas mangé depuis trois jours. Ses parents et ses frères lui manquent beaucoup. »

« J’emporte avec moi tout ce que vous partagerez avec moi », a dit le pape François. Il leur a demandé pardon et offert ses prières.

« Les Rohingyas ne savent pas qui est le Pape. Ils ont appris qu’il était entre autres choses un homme de paix et un défenseur des droits de l’homme. Ils ont paru émus par ses paroles. C’est certain, la vie des 16 réfugiés qui ont rencontré le pape François à Dhaka ne sera plus la même. »

« La visite du Pape pourrait contribuer à l’obtention de droits et d’une citoyenneté pour les Rohingyas, et leur permettre de rentrer chez eux, un chez eux où ils seraient acceptés, jouiraient de droits et où leurs enfants seraient protégés. Alors peut-être, les Rohingyas pourraient vouloir pardonner. »

« Les Rohingyas sont maintenant au calendrier, dans le monde entier et sous une perspective quelque peu différente : en tant que frères et sœurs. Ce faisant, c’est le ton de la discussion qui semble différent. Nous trouverons une solution durable sur le long terme pour nos frères et sœurs. »

Des réfugiés rohingyas traversent le camp inondé de Balukhali, au Bangladesh. Photo d’Aurélie Marrier d’Unienville / Caritas

« La crise vient de commencer. En trois mois, 630 000 personnes sont arrivées au Bangladesh, un pays pauvre et densément peuplé. Imaginez-vous une ville de la taille de Gênes se formant en trois mois. Les Rohingyas manquent de tout. Il leur faut de la nourriture, un toit, des terrains de jeu pour les enfants, un passe-temps pour les jeunes, des emplois, et tant d’autres choses encore. »

« Un prêtre irlandais nous a rejoint pour une visite aux camps avant-hier. Il a dit que ça lui avait brisé le cœur, que jamais il n’avait vu de telles souffrances, ni une telle résilience, d’ailleurs. Les enfants souriaient et s’inventaient des jeux et des jouets pour jouer ensemble. C’est cela qui semble être le principal défi : permettre aux enfants de jouer et d’avoir un avenir. »

« Jamais je n’aurais pensé rencontrer le Pape, et certainement pas en de telles circonstances. J’étais concentré sur ma tâche : m’assurer que les réfugiés puissent rencontrer le pape François. J’étais tendu et je me demandais ce qui se passerait si j’échouais. »

« En tant qu’interprète, j’ai eu l’occasion de créer un pont, et de les laisser plaider d’eux-mêmes. Ce n’est pas la même chose – et ce ne le sera jamais – que de parler des Rohingyas ou parler à des Rohingyas. Le pape François a parlé aux Rohingyas. »

« Mais je me suis senti très à l’aise avec le Pape. Quand le pape François m’a demandé de choisir quelqu’un pour prier, c’était un beau défi : comment fait-on pour choisir quelqu’un pour prier ? J’ai choisi un réfugié, et cela a montré que quiconque, si l’occasion lui en est donnée, est d’accord de prier pour tout le monde. »

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