Credit: Elodie Perriot/Caritas

«Nous ne pouvons accepter qu’un seul de nos frères et de nos soeurs doive continuer de vivre dans l’extrême pauvreté – encore moins un milliard d’entre eux», a tonné le président de Caritas Internationalis, le cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga.

Dans son rapport présenté lors de la 19e assemblée générale de cette confédération, il a rappelé qu’elle fête cette année son 60e anniversaire.

«Pendant six décennies, Caritas Internationalis a vécu l’option préférentielle pour les pauvres, répondant à la souffrance humaine dans un monde injuste et inéquitable par l’amour et par des gestes concrets.» Il reconnaît que, durant cette période, de grands progrès ont été réalisés dans les domaines du développement international et de l’éradication de la pauvreté.

Mais nombre d’améliorations ont été mises à mal, en 2008, lorsqu’a éclaté la crise financière et économique dont les répercussions «se feront sentir pendant des années encore». Pour le cardinal, un «monde qui repose sur la mondialisation de la cupidité et de la peur plutôt que sur la mondialisation de la solidarité n’a jamais été viable ou souhaitable».

Et il dit craindre que ce sont «les plus pauvres, qui ont bénéficié le moins des décennies de croissance économique inégale, qui payeront le plus cher cette folie». (FG)