Olivia Jean Louis is one of the elederly people helped by Caritas in Les Cayes, Haiti. Credit: Ryan Worms

Available in French and Spanish

By Ryan Worms

“Just a little while ago, it was very hard for me to find something to eat. I didn’t feel strong, I didn’t know what to do and had no one to help me. Now I’ve got my energy back,” said sixty-year-old Olivia Jean Louis. She is part of the Caritas Les Cayes Elders Assistance and Supervision Programme set up by Caritas Haiti in partnership with Caritas Spain.

We’re in the diocese of Les Cayes in Laborde in the parish of St Vincent de Paul. Fr Aldagène Louisnel, head of the local Caritas, shows us round the house that has recently welcomed eight elderly women in dire circumstances.

“We’ve settled the poorest of the community’s elderly in this house,” he said. “The new programme has been in place for two months. We can feed another 25 elderly people every day as a result. What’s more, these people are looked after by a nurse.

“They’re supervised and take part in various activities to help them become part of communities again or increase their incomes to be more self-sufficient. For example, we’ll soon set up a vegetable garden that should enable them to generate a small income and have a better diet.”

Juan Manuel Diaz Parrondo is Caritas Spain’s representative in Haiti. He explains the origins of the programme.

“The elderly are indirect victims of the earthquake of 12 January 2010,” he said. “Some of them lost their homes in Port-au-Prince or Jacmel and returned to the communities where they originally came from, such as those here in the Les Cayes region. But their families are already very poor. They don’t have the wherewithal to take them in, feed, house and look after them.

There are no pensions for the elderly in Haiti. They live off the financial and food aid they receive from their children. But many of these children had moved to Port-au-Prince or Jacmel to work. Some of them died in the earthquake, while others lost everything including their homes and jobs. Without them, the elderly are left to look after themselves and live in extremely difficult conditions.”

This programme aims to provide food for poor elderly people in the area and give them the healthcare they need. It also enables them to develop small farming and commercial activities to boost their self-sufficiency. Finally, by working with the communities it ensures that the elderly are better taken care of by the population as a whole.

The programme has only been operating for a few months, but its benefits are already apparent among the elderly we met that day. Demand in the region is great. In the parish of St Vincent de Paul alone, another 170 destitute elderly people are waiting to benefit from the programme.

It’s almost midday. In the kitchen three volunteers are preparing lunch. The first 25 beneficiaries have arrived. One of them, 70-year-old Ledore Seide, has a glint in his eye. “Now I have enough to eat and drink, I’ve taken fresh heart and feel full of energy. Hopelessness has vanished and I’ve got back my zest for life.”

Before we leave, and to bear witness to this rediscovered strength, “the Elders”, as they are affectionately known in Haiti, honour us with a dance and a song. The message conveyed by the words is simple and direct: “If you’re hungry, go and see Caritas”.



À Les Cayes en Haïti, les personnes âgées ne sont plus seules

« Il y a encore peu de temps, c’était très difficile pour moi de trouver de quoi manger. Je n’avais pas de force, je ne savais pas quoi faire et n’avais personne pour m’aider. Désormais, je retrouve mon énergie. » Olivia Jean Louis a 60 ans, elle intègre le programme d’aide et d’encadrement des « anciens » mis en place par Caritas Haïti – Caritas Les Cayes en partenariat avec Caritas Espagne.

Preparing food for the elederly of St Vincent de Paul. Credit: Ryan Worms

Nous sommes dans le diocèse de Les Cayes, à Laborde dans la paroisse de St Vincent de Paul. Le père Aldagène Louisnel, responsable de la Caritas locale, nous fait visiter la maison qui accueille depuis peu 8 femmes âgées en situation de très grande précarité. « Dans cette maison, nous avons installé les personnes âgées les plus démunies de la communauté. Avec le nouveau programme mis en place depuis deux mois, nous pouvons donner à manger chaque jour à 25 autres anciens. De plus, ces personnes reçoivent l’attention d’une infirmière.

Elles sont encadrées et prennent part à différentes activités de réintégration et de développement économique afin de retrouver une certaine autonomie. Par exemple, nous allons prochainement mettre en place un jardin potager qui devrait permettre aux bénéficiaires du programme d’obtenir un petit revenu et d’avoir une meilleure alimentation. »

Juan Manuel Diaz Parrondo est représentant de Caritas Espagne en Haïti. Il explique les origines de ce programme. « Les personnes âgées sont des victimes indirectes du séisme du 12 janvier 2010. Certaines ont perdu leur maison à Port-au-Prince ou à Jacmel et sont revenues dans leur communauté d’origine comme ici dans la région de Les Cayes. Mais leurs familles, déjà très pauvres, n’ont pas les moyens de les intégrer, de les loger, de les nourrir, de les soigner.

Il faut comprendre aussi qu’en Haïti il n’y pas de pension pour les personnes âgées. Elles vivent grâce à l’aide alimentaire et financière de leurs enfants. Or, beaucoup de ces enfants étaient partis à Port-au-Prince ou à Jacmel pour travailler. Certains sont morts dans le tremblement de terre, d’autre ont tout perdu, maison, emploi. Sans cette aide, les personnes âgées sont alors livrées à elles-mêmes et vivent dans des conditions extrêmement difficiles. »

Les objectifs de ce programme visent à assurer l’alimentation des personnes âgées démunies de la zone et de leur fournir les soins de santé dont elles ont besoin. Également, leur permettre de développer de petites activités agricoles et commerciales renforçant leur autonomie. Enfin, travailler avec les communautés pour assurer une meilleure prise en charge des personnes âgées par l’ensemble de la population.

Ce programme a débuté il y a quelques mois seulement, mais les bénéfices sont déjà bien visibles chez les anciens rencontrés ce jour-là. La demande est très grande dans la région, rien que pour la paroisse de St Vincent de Paul près de 170 autres personnes âgées démunies attendent de pouvoir bénéficier de ce programme.

Il est presque midi. Dans la cuisine trois bénévoles préparent le repas. Les 25 premiers bénéficiaires sont arrivés. Ledore Seide est l’un d’entre eux, il a 70 ans, les yeux pétillants. « Aujourd’hui, je mange, je bois, je retrouve du courage et je me sens plein de force. Le désespoir est parti et je retrouve le goût de la vie ».

Avant de partir, et pour témoigner de cette force retrouvée, les « anciens », comme ils sont appelés affectueusement en Haïti, nous honorent d’une danse et d’une chanson. Le message des paroles est simple et direct. Il montre toute l’importance de l’action de Caritas auprès de cette population et la détresse vécue par celle-ci. « Si tu as faim, va voir Caritas ».

En los Cayos de Haití, los ancianos ya no están solos

“No hace mucho, para mí era muy difícil encontrar qué comer. Yo no tenía fuerzas, no sabía qué hacer y no había quien me ayudara. Ahora, he recuperado la energía”. Olivia Jean Louis tiene 60 años, ella participa en el programa de ayuda y gestión de “viejos” implementado por Caritas en Haití – Caritas Los Cayos en partenariado con Caritas Española.

Estamos en la diócesis de Los Cayos, en Laborde, en la parroquia de San Vicente de Paúl. El padre Aldagène Louisnel, nos llevó a visitar el hogar que actualmente acoge a 8 ancianas de muy escasos recursos. “En este hogar hemos acogido a las ancianas más necesitadas de la comunidad. Con el nuevo programa que se inició hace dos meses, podemos darles de comer a otros 25 ancianos todos los días. Además, reciben cuidados de una enfermera.

Son supervisados y participan en diferentes actividades de reintegración y desarrollo económico para permitirles recuperar cierta autonomía económica. Por ejemplo, próximamente sembraremos una hortaliza que les permitirá a los beneficiarios del programa obtener un pequeño ingreso y tener una mejor alimentación”.

Juan Manuel Díaz Parrondo es el representante de Caritas Española en Haití. Él explica los orígenes de este programa: “Los ancianos son víctimas indirectas del terremoto del 12 de enero de 2010. Algunos perdieron su hogar en Puerto Príncipe o en Jacmel, y han vuelto a su comunidad natal, como aquí en la región de Los Cayos. Sin embargo, sus familias, que ya de por sí eran pobres, no cuentan con los medios para integrarlos, alojarlos, nutrirlos, cuidarlos.

En Haití, los ancianos no reciben una pensión del gobierno. Se mantienen con la ayuda alimentaria y económica de sus hijos. Muchos de sus hijos se fueron a trabajar a Puerto Príncipe o a Jacmel. Algunos murieron en el terremoto; otros lo han perdido todo: su casa, su empleo. Sin esta ayuda, los ancianos tienen que valerse por sí mismos y viven en condiciones muy difíciles”.

Este programa tiene como objetivo asegurar que los ancianos necesitados en la zona reciban alimentos y la atención médica necesaria; y permitirles desarrollar pequeñas actividades agrícolas y comerciales para consolidar su autonomía. Por último, el programa busca trabajar con las comunidades para asegurar que todos cuiden mejor de los ancianos.

Este programa apenas lleva unos meses, sin embargo ya se puede ver los beneficios que les ha traído a los ancianos del área. Hay mucha demanda en la región, tan sólo en la parroquia de San Vicente de Paúl hay más de 170 ancianos necesitados que esperan poder beneficiarse del programa.

Es mediodía. En la cocina tres voluntarios preparan el almuerzo. Los 25 beneficiarios principales han llegado. Ledore Seide es uno de ellos, tiene 70 años y los ojos brillantes. “Hoy he comido y he bebido, he tomado energía y me siento fuerte. Ya no me siento desesperada y he recuperado el gusto por la vida”.

Antes de partir, y para dar testimonio de esta fuerza recuperada, los “viejos”, como se les llama afectuosamente en Haití, nos honran con una danza y una canción. El mensaje de la letra es simple y directo. Se hace evidente la importancia de la obra de Caritas en esta población y la desesperación que la misma ha vivido. “Si tienes hambre, ve a Caritas”.