Il faut donner des possibilités aux enfants migrants, dit Caritas

Un garçon de réfugiés syriens dans une classe d'informatique au Centre de migrants de Caritas

Un garçon de réfugiés syriens dans une classe d’informatique au Centre de migrants de Caritas à Dahr El Ain, près de Tripoli. Photo par Alexandre Matthieu pour Caritas Internationalis

À l’occasion de la Journée mondiale des migrants, Caritas incite les gouvernements à faire que les besoins des enfants migrants non accompagnés soient pour eux une priorité et à augmenter les possibilités de travail pour les jeunes dans les pays d’origine.

Une partie des enfants qui migrent seuls le font pour des raisons économiques, pour pouvoir soutenir, de là où ils sont, leur famille restée sur place ; ou alors, c’est pour fuir la violence et l’instabilité ou pour rejoindre des membres de leur famille dans d’autres parties du monde.

« Le voyage du migrant, qui est souvent long et rempli de difficultés et d’incertitudes, est particulièrement difficile pour les enfants », dit Maria Suelzu, la responsable du plaidoyer de Caritas pour les enfants migrants. « Ces enfants se retrouvent aussi souvent sous la pression écrasante de devoir trouver un emploi pour envoyer de l’argent chez eux. Cela fait qu’ils tombent souvent victimes de l’exploitation durant leur voyage à l’étranger et vers un autre pays. »

Caritas dit qu’assurer des possibilités de formation et d’emploi dans les pays d’origine est la clé pour éviter que des jeunes de moins de 18 ans s’embarquent dans un voyage migratoire seuls.

Bien que des instruments juridiques tels que la Convention sur les Droits de l’enfant existent, Caritas presse les gouvernements pour qu’ils appliquent ces instruments, pour assurer la protection des enfants migrants, qui sont particulièrement vulnérables aux abus de droits.

Les gouvernements des pays d’origine et d’accueil devraient partager des bonnes pratiques pour améliorer les services d’immigration et la gestion des migrants mineurs non accompagnés. Les pays devraient aussi voir comment collaborer pour dynamiser les possibilités d’emploi des jeunes, à la fois chez eux et à l’étranger.

Dans un message sur les enfants migrants plus tôt cette année, le Pape François a dit : « Cependant, de telles mesures ne sont pas suffisantes, si elles ne sont pas accompagnées de politiques d’information sur les dangers que présente ce genre de voyage et, surtout, de promotion du développement dans leurs pays d’origine. Enfin, il est nécessaire, face à ce défi, d’attirer l’attention de toute la communauté internationale pour que puissent être adoptées de nouvelles formes de migration légales et sûres. »

Dans un certain nombre de pays, les organisations Caritas ont des projets pour aider les enfants migrants à s’intégrer et à a se sentir en sécurité. Cela comprend, par exemple, l’assignation d’un gardien pour aider l’enfant à naviguer dans les pratiques bureaucratiques et à se mettre en relation avec les membres de sa famille, en Belgique ; au Maroc, Caritas aide les enfants à rejoindre le système scolaire standard et à Rome, Caritas leur fournit une aide pédagogique, psychologique et matérielle.

Pour plus d’informations, contactez Michelle Hough : hough@caritas.va ou appellez les n° : +39 06 69 87 /97 52 ou + 39 334 2344 136

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